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16/09/2011

Et le "patron", la "patronne" dans tout ça?

 

Tes rapports avec l’IEN.

Voilà un domaine que beaucoup de collègues trouvent sensible. On craint encore l’IEN dans les villes et les campagnes. La visite régulière d’inspection, tous les 3 ans en moyenne est souvent mal vécue, à priori, car il reste de vieux réflexes issus d’une époque où l’Inspecteur avait une toute autre envergure. Attention, je ne dis pas que sa position s’est amoindrie depuis cette époque : c’est toujours lui qui, en fin de compte attribue une note (En fonction d'une grille établie au niveau départemental et pas toujours de façon paritaire.) qui permettra ou non, ton passage à l’échelon supérieur au grand choix, au choix ou à l’ancienneté. (A bien y regarder, c’est une sanction de la compétence du maître : tu es bon : tu passes plus vite, tu gagnes plus ; tu glandes : tu végètes dans les échelons inférieurs. La promotion au mérite, quoiqu’en dise les syndicats, ça existe bel et bien depuis des lustres.) Bien sûr, c’est une seule personne qui doit se faire en peu de temps, une opinion sur ton travail. Il vaut mieux pour toi qu’elle te connaisse mieux.

Les Inspecteurs (trices) savent par bien des moyens à qui ils ont affaire. Discrètement, mais fermement, tu dois te faire connaître. Si tu es nouveau dans une circonscription, fais un tour au bureau du patron, histoire de te présenter. Ne perds jamais de vue qu’il s’agit avant tout d’un homme, d’une femme de dialogue qui n’apprécie guère d’être enfermé dans cette tour d’ivoire fictive où bien des collègues le tiennent captif. Observe un IEN en visite à l’école : il (elle) traverse la cour, parfois serre quelques mains, s’entretient avec le Directeur, visite une classe, s’entretient avec le collègue inspecté, et repart vers d’autres tâches. Observe les collègues ce jour-là : ils font leur service avec zèle, interrompent leurs discussions à la cloche (pile, poil !!) exigent un rang de rigueur toute militaire, à la grande surprise des élèves, et guettent, de derrière un rideau l’arrivée de l’auto du patron.

En écrivant ces lignes, je souris intérieurement car j’ai eu moi aussi ces attitudes, disons pendant 15 ans. Et puis un jour, tu te rends compte de leur puérilité. L’IEN est un collègue, avec d’autres tâches que les tiennes, mais c’est un collègue. Un collègue qui comme moi, et bientôt toi, j’espère, voudrait voir les maîtres passer plus de temps à la réflexion qu’à suivre la progression d’un manuel, à mettre en place des actions de re-médiation simples pour les élèves en difficulté, sans pour autant se coller une surcharge de travail sur le dos, utiliser moins de photocopies, et surtout être capable présenter ce qu’ils font dans leur classe, de justifier leur choix, d’argumenter intelligemment, bref de dialoguer. Je crois aussi qu’ils aimeraient les voir participer plus aux actions développées dans la circonscription, et pouvoir compter sur eux dans un domaine où ils seraient personnes ressources.

Mais ce qui manque le plus, à mon avis, c’est le contact sur le terrain en dehors du rituel de l’inspection ou des grandes messes pédagogiques. On prie dans les chaumières pour que l'IEN ne soit pas présent aux conseils d'école ou de cycle auxquels il peut participer de droit. Pourquoi faire entrer le loup dans la bergerie ? Pour l’échange, tout simplement, mais aussi pour la connaissance de l’autre. De l’échange peut naître un projet, de la connaissance peut naître la confiance. Et comme tout cela, c’est avant tout pour le bien des enfants, alors pourquoi s’en priver. J’ai connu une époque où la visite du Conseiller Pédagogique était aussi crainte que celle de l’Inspecteur, par les maîtres stagiaires. Cet état de fait a bien évolué car les CPCAIEN sont tous issus de classes et se sont replacés au bon niveau. La même évolution doit toucher le corps des IEN mais c’est surtout aux maîtres de combattre leurs mauvais génies qui s’évertuent à les maintenir dans ce que j’appellerais “un sous développement conjoncturel.”

Revenons à toi. Tes affichages obligatoires sont en place. Ton projet de classe est dans son cahier de pochettes plastiques sur ton bureau. Ton projet de période tient compte des réalités de la classe. Les contrats éventuels passés entre toi et les enfants fonctionnent correctement. Tes préparations visent des compétences, les évaluations du travail des enfants sont pertinentes, tu mènes ta classe à son rythme. Tu as mis des actions de re-médiation en place pour des groupes de besoin, tu peux surtout expliquer, justifier ta façon de travailler, alors tu es en phase avec n’importe quel IEN. Et tant pis ou tant mieux, si la séance que tu auras développée en sa présence est un échec sur le moment. Tu sauras faire le constat, te remettre en question, proposer le remède. Et comme il n’est pas avare de conseils pertinents, il t’indiquera une autre piste à exploiter.

Bien sûr, dans ton projet, travailler moins pour travailler mieux, il sera assez tenté de te titiller sur le moins. Il doit comprendre qu’entre les tâches du maître, totalement inutiles et obsolètes car elles n’apportent rien de plus à l’enfant et tes choix axés, eux sur une meilleure réussite de l’élève, il n’y a pas photo. Tout IEN doit comprendre ça. Si jamais tu tombais sur un des rares cons qui restent en service, sache bien que tu as des recours, et que tu peux contester, documents à l’appui, les conclusions d’un mauvais rapport. Mais franchement, crois-moi, pour tomber sur un con d’IEN, il faut vraiment ne pas avoir de bol.

Dans la presse spécialisée, tu trouveras des modèles de fiches de préparation qui soulageront ton travail de rédaction et favoriseront ta réflexion. Et puis, avec le temps, la sérénité, tu pourras t’en passer car tu auras atteint le cap où préparer le travail n’est plus nécessaire car tu seras le travail, et tout ou presque coulera de source.

J’ai dit ou presque car il est des cas dans lesquels on doit reprendre ses marques car les repères habituels sont inefficaces. De 1994 à 2000, j’ai évolué dans le milieu huppé de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger au Maroc, où j’ai appris vraiment à fonctionner comme je le décris dans ce livre. De retour au pays, dans une commune de la France profonde, j’ai été obligé de reprendre mes marques et d’aménager le projet qui fonctionnait au Maroc. Puis, j’ai été nommé à Mayotte en temps que maître formateur, titulaire d’une classe. Comme Mayotte est le 36ème sous-sol de la réussite scolaire, une zone si pédagogiquement sinistrée qu’on ne peut l’imaginer de l’hexagone, ou même d’un DOM, il a bien fallu que je gomme tous mes repères pour construire autre chose. Je suis revenu à des pratiques que je n’utilisais plus depuis des lustres : tenue d’un cahier journal, prise journalière de notes sur les activités mises en place, élaboration de fiches de préparation et ce jusqu’à la compréhension puis la maîtrise totale du nouveau milieu.

Je sais que ce court chapitre fera hérisser quelques poils. Mais bon, si je me tiens à mon expérience personnelle, sur les quinze IEN que j’ai croisés, 1 seul appartenait à la catégorie des cons. (Et était même connu comme tel par sa hiérarchie.) Alors, n’écoute pas ce qu’on dit, ne te laisse pas porter par cette vague rétrograde, fais-toi ta propre opinion en testant le patron (Ou la patronne!) Et si jamais çà colle entre vous, ce dont je ne doute pas, et bien tant mieux pour vous et pour les enfants et tant pis pour les collègues ringards aux yeux desquels tu passeras pour un “suppôt de l’administration.”

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20:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

L'informatique à ton service.

 

L’informatique et toi. Ton projet de classe.

 

Sans elle, ce livre ne serait pas né. Voilà un outil indispensable pour la gestion globale de ton projet. Il serait bon en effet que tu t’équipes personnellement et que tu fasses en sorte que ta classe ou l’école soit reliée à la toile.

Pour exemple, mes quatorze dernières années de classe ont été programmées sur l’ordinateur et c’est en puisant dans cette mémoire que j’ai pu écrire ce livre, tâche que je n’aurais jamais eu le courage d’entreprendre sans l’informatique.

C’est donc sur l’ordinateur que ton projet de classe va prendre vie. Il va s’inspirer de mon livre, je l’espère, mais ce ne sera pas un plagia pour la simple et bonne raison que ta classe, je l’ai déjà dit, est unique.

Ton projet exposera et expliquera tes choix pratiques et pédagogiques, il définira ton emploi du temps, en t’inspirant des chapitres 2, 4, 5, 6. Il comprendra ensuite tes réflexions sur chaque matière à enseigner. Là aussi, tu peux t’inspirer des fascicules d'accompagnement qui sont dans ce livre. " Pillote deçàdelà " disait Montaigne et "fais ton miel qui est tout toi".

Bien sûr, écrire un projet, ça prend du temps. Mais ce temps passé génère des gains de temps par la suite, non négligeables, crois-moi. N’as-tu jamais eu une idée de travail concernant la marche de ta classe sous la douche, au volant de ta voiture ou ailleurs ? Cela vient comme ça, parfois. Et bien, ces idées brutes, archive-les dès que possible dans la mémoire du maître.

Ta classe ne fonctionnera pas en suivant le projet original. Ce sont les enfants qui décident. Ton projet de programmation s’amendera donc au fur et à mesure de ta progression et un avenant (Qui peut être écrit d’une autre couleur pour faciliter la relecture.) pourra toujours venir s’intercaler pour préciser, rectifier, ajouter etc.

C’est aussi sur l’ordinateur que tu mettras au point certains devoirs, encore que je ne sois pas un chaud partisan de la photocopie. Mais pour des évaluations normalisées (CE1, CM2), cela devient nécessaire. Par ailleurs, si tu veux présenter aux élèves un texte référent pour un travail spécifique, rien de mieux que le traitement de texte. Les résumés didactiques, eux aussi, seront conçus à l’aide d’un traitement de texte en veillant, selon l’âge des enfants, au choix des polices et à la présentation facilitant de lecture.

Les compétences à acquérir seront aussi présentées en tableaux et archivées. Elles seront toujours accessibles, amendables. Tu pourras y mettre en gras celles qui te semblent prioritaires, supprimer celles qui seraient inutiles, reformuler celles qui ne sont pas comprises es enfants.

Bien sûr, grâce à MS Excel (ou les classeurs Open Office), tu créeras et gèreras tes listes, tes graphes, tes notes, tes moyennes. S’il y a une bécane en classe, la collecte des notes peut être confiée aux enfants, sous ton contrôle, bien évidemment. MS Access (ou la base de donnée d’Open Office) pourra éditer tes relevés de notes, en liaison avec MS Excel. (Ou d'autres logiciels encore plus performants.)

Si ta classe ou l’école sont reliées à la toile et ton ordinateur personnel aussi, tu peux faire voyager tes données de l’un à l’autre et vice-versa. Si elles ne sont pas encore reliées, un CD navette ou une clé USB, pèseront toujours bien moins lourd qu’un cahier journal ou qu’un recueil des préparations. Et avec la démocratisation des graveurs et des disques durs externes, toute une année d’école peut être sauvegardée, archivée.

Tu pourras imprimer l’essentiel de ton projet, de façon à avoir des références en cas de visite de l’IEN.

Je ne rentre pas dans l’implication de l’outil informatique comme outil pédagogique, ce n’est pas le propos de ce livre.

 

Maintenant, tu as toutes les données pour essayer d’aborder autrement l’acte d’enseigner autrement. Tu as compris que bien des tâches magistrales peuvent être allégées considérablement sans pour cela nuire à la progression des enfants, bien au contraire.

Maintenant, il va bien falloir aborder les contenus. Les chapitres suivants vont essayer de s’y attacher.

Tu y découvriras que je tords souvent le cou des manuels. En effet, un livre de classe s’adresse par essence au plus grand nombre, et n’est pas capable de moduler en fonction de chaque classe, qui, je le répète encore, est unique. Il y a des niveaux où le manuel est indispensable (lecture, CP, CE1) Je n’utilisais plus, au CM, qu’un roman en lecture suivie (5 à 8 par an) et le livre 1000 problèmes. Tu vois, ça limite bien. Tu n’es pas obligé de suivre cet exemple, mais crois-moi, mieux vaut adapter tes propres exercices à ta classe que de chercher dans le livre une vérité qui n’y est pas. Tu détiens seul la vérité de ta classe. Un extrait de livre collera à cette réalité, mais sûrement pas un manuel complet.

Ce n'est donc pas toi qui dois suivre un manuel au pied de la lettre, par contre, tu dois tordre le manuel à tes propres volontés pédagogiques.

 

Côté pratique, l’argent qui n’est pas investi dans des manuels, sera investi ailleurs, selon tes choix ,en séries de livres de littérature de jeunesse, en matériel scientifique ou didactique, vidéo ou multimédia etc.

 

Pour entrer dans les contenus, utilise les fascicules d’accompagnement qui complètent ce recueil de conseils.

(à venir sur ce blog bientô mais disponibles sur demande : le5apons@orange.fr)

 

14:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Corriger? Oui! Mais dans quel but et comment?

 

Envisager la correction autrement.

 

Un constat.

 

Ah ! Le rituel du stylo vert ! Quelle est la classe dans laquelle le stylo vert n’est pas dédié aux sacro-saintes corrections par l’élève ? Et l’annotation, en rouge dans la marge, domaine réservé du maître : tb, b, ab, passable, médiocre, insuffisant, faible, nul ? Un rituel aussi ! Non ?

Personne n’imagine le travail du maître sans correction, mais je constate que peu de monde se penche sur le bien fondé de cette correction. Poussé à l’extrême, ça donnait, à l’emploi du temps : correction des corrections !! (Si, si !! J’ai vu ça une fois!)

Le pauvre gamin qui a tout faux à l’exercice et qui doit tout recommencer, en vert, aura-t-il enfin compris après ? Je te laisse juge.

Mais que corrige-t-on ? Qui corrige quoi ? Pourquoi corrige-t-on ? A qui cela bénéficie-t-il ? Combien de temps y passe-t-on ?

 

Une étude qui vaut ce qu’elle vaut, mais qui peut te convaincre.

J’ai beaucoup observé les méthodes de correction de beaucoup de collègues que j’ai croisés tout au long de ma carrière. Je n’ai vu que piles de cahiers, crainte du “ qu’en dira t-on ”des familles, elles-mêmes conditionnées par leur vécu, crainte des foudres de la hiérarchie : “ ll faut s’appliquer à des tâches rébarbatives qui sont la base de notre beau métier… ”(Extrait de rapport d’IEN) Nous avons tous évolué dans ce contexte.

Lors d’un stage, puis au cours d’actions visant à la formation de personnels vacataires de l’Enseignement Français au Maroc, IEN, CPAIEN, PEMF(s), se sont penchés, sur ce sujet à travers les thèmes suivants :

Que corriger et pourquoi ? Quels travaux ne méritent pas une correction magistrale ? Comment impliquer l’enfant dans l’acte d’évaluation de sa compétence ?

Des réponses claires sont sorties des débats et elles me semblent évidentes. Doivent impérativement être corrigés par le maître : les devoirs d’évaluation et tout écrit de l’enfant qui doit être ensuite mémorisé ou relu par lui. De là, j’ai tiré la conclusion que le rituel du cahier du jour de l’élève, relevé est corrigé chaque soir par le maître venait de prendre enfin un gros coup de ringardise pédagogique. (Même si j'en ai préconisé une utilisation restreinte plus avant.) Avoue que cela te séduit déjà. Mais, si un système est envoyé au rebut, il faut le remplacer par quelque chose de plus performant.



Le remède : plutôt que de faire corriger, faire évaluer.

Le travail sur le cahier d’entraînement va prendre là tout son sens. Lors de la progression dans l’acquisition d’une compétence, il y a une phase d’entraînement pendant laquelle tu proposes aux élèves des exercices visant à la faire acquérir.

A la fin de chaque exercice, tu dois savoir où en est le degré d’acquisition. C’est nécessaire pour progresser ou reprendre autrement ta pédagogie.

Il faut donc habituer les enfants à s’auto-évaluer honnêtement, en insistant sur le fait qu’il est important pour toi de savoir s’ils ont compris ou non. Pour ce faire, l’élève doit entrer dans un système très simple à mettre en œuvre :

- C’est juste : il ne touche à rien;

- C’est faux : il raie, sans corriger. A la fin de l’exercice : il écrit sa réussite en marge.

Toi, tu dois recenser les réussites. C’est ce qui gouverne l’avancement de ton travail.

J’ai dit plus haut, “ il raie sans corriger.” En effet, il ne sert à rien de corriger, car l’enfant en échec n’a pas acquis la compétence. Ecrire la bonne réponse ne le fait pas progresser. (Certains collègues, et des meilleurs, n’en sont pas du tout convaincus : je te laisse juge !) Il revient donc au maître de proposer d’autres pistes d’approche pour que les élèves en échec s’approprient autrement ce qu’il veut qu’ils maîtrisent. Et du coup, tu n'as pas à vérifier s'il a effectivement corrigé.

Quand tu as la certitude que la compétence est maîtrisée par le plus grand nombre de tes élèves (75 à 80% serait une bonne proportion, c’est-à-dire 20 élèves sur 25.) alors tu dois prévoir un devoir d’évaluation de cette compétence, que tu corriges toi-même, en évaluant en fonction de la réussite. Prévois dans l'évaluation des exercices abordables par les élèves les plus fragiles pour les entraîner dans la spirale de la réussite. Tu calculeras une moyenne de classe, la communiqueras et de l’expliqueras aux élèves. Une excellente ou une bonne moyenne est le signe que la compétence est vraiment acquise au jour J. (Les “anciens”savent que, ce qui est acquis au jour j, ne l’est plus forcement un ou deux mois plus tard.) Une moyenne trop juste voire faible est le signe que l’évaluation est venue trop tôt. De toute façon, dans ce cas, il faudra reprendre l’entraînement.

L’auto évaluation par l’enfant devient donc un acte pédagogique qui ne t’implique que dans l’enseignement que tu en retires. C’est la critique immédiate la plus franche de ton propre travail. Soit tu en retires une modeste fierté, (Ils réussissent : c’est peut-être grâce à moi !) soit tu te remets en cause, et de ça aussi, tu peux être fier.

Tu vas me rétorquer : "C'est bien joli, tout, ça mais tu te contredis, tu corriges tous les jours des travaux au cahier du jour". Tu auras raison de la faire remarquer, ça prouve au moins que tu es bon lecteur, ce dont je ne doutais pas d'ailleurs.

Le travail donné au cahier du jour est un travail que tu veux évaluer. Bien des compétences entrent en ligne de compte ne serait-ce que les compétences transversales comme la qualité de l'écriture ou le soin porté aux travaux. C'est ta façon de faire le point plus finement sur l'acquisition d'un savoir ou d'un savoir faire. Il n'y a donc pas de contradiction.

Oser aborder cette approche du travail, c’est remettre l’acte d’enseigner à sa place, c’est à dire une continuelle remise en cause de ta pédagogie. Et on peut remarquer que cela ne demande pas de travail supplémentaire. Au contraire, la tâche est singulièrement allégée. Oh ! bien sûr, certains collègues te feront des remarques du genre :

« Mais tu ne corriges pas tes cahiers ? Tu pars à l’heure les mains les mains vides ! »

Propose-leur donc de lire ce livre, peut-être qu’eux aussi, ils partiront les mains vides… quand ils l’auront lu !

Côté pratique.

Les évaluations que tu as faites, les enfants les ont effectuées sur une copie simple ou double, grand format 21 x 29,7 grands carreaux. Cela a une importance au niveau du poids et du volume à transporter. Pour l’enfant, c’est un format qui permet une meilleure gestion de l’espace papier. Tu as fait écrire la compétence en tête d’exercice puis tu as donné une consigne. Exemple :

Je sais reconnaître un nom commun(Item, compétence)

Dans le texte suivant, entoure les noms communs. (Consigne)

Tu évalueras de manière chiffrée en fonction de la réussite; exemple R : 7 / 9. Tu répondras aussi sur la feuille à l’item par le code proposé : oui, presque, pas encore, non. Quand l’enfant devra renseigner l’item dans le relevé des compétences, ta réponse est sur la feuille, il n’a qu’à la reporter.

Au cycle II.

Des compétences liées à l'apprentissage de la calligraphie et à la gestion de l'espace papier doivent être mises en place. Le cahier du jour reste le meilleur outil pour acquérir ses savoir-faire. Le moment d'utilisation sera un rituel et là, pas de concession à ce qui est dit dans ce chapitre. Tes modèles seront parfaits, les choix de présentation précis, les exercices dosés. Quotidiennement, tu corrigeras ce cahier, avec rigueur. Mais tu auras veillé à ne pas surcharger la portion journalière. Ta correction n'en sera que plus efficace car facilitée.

Au cycle III.

Si tu notes que dans ta classe de cycle III les enfants n'ont pas la rigueur attendue dans la calligraphie, la présentation et la gestion de l'espace papier, recentre sur ce cahier sur la maîtrise des objectifs visés pour remettre les pendules à l'heure. Le cahier du jour sera alors un outil d'apprentissage de la rigueur. Il sera quotidiennement visé.



Travailler mieux?

Je te sens de plus en plus intéressé car

Il te semble que la charge de travail s'allège!

Je me trompe ??

 

14:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)