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03/02/2012

Un peu de politique.

J'entends encore trop souvent des enseignants de l'école élémentaire, au cours d'entretiens avec des  journalistes, exprimer le fait qu'ils ont un programme à suivre. Suivre ce programme est, pour eux, la justification qu'il n'y a pas assez de moyens pour venir en aide aux élèves en difficultés. Soit je suis mon programme, soit je viens en aide aux élèves en difficultés, ou bien donnez-moi les moyens de suivre mon programme et de soutenir les élèves. C'est la quadrature du cercle.

Faut-il donc abolir les programmes?

Ou alors faut-il laisser sur le côté les élèves en difficulté?

La seconde hypothèse n'est même pas envisegeable, puisqu'elle est une obligation de service!

Quant à la première, l'abolir serait suicidaire pour tout système d'éducation.


Alors? Plutôt que programme, il faut penser compétences. Qu'elles soient notionnelles ou méthodologiques (savoir et savoir faire) leurs maîtrises sont les buts à atteindre.

Là où un programme dit :  grammaire : étude du complément d'objet, la pédagogie de la compétence dit : savoir reconnaître un complément d'objet et selon le niveau de la classe, ce complément sera un nom ou un pronom à l'école élémentaire.

L'enfant doit aussi savoir à quel instant de son apprentissage il se trouve : phase de découverte (ou de redécouverte), phase d'entrainement à la maîtrise, phase d'évaluation, phase de remédiation si nécessaire. C'est à ce prix qu'un élève progresse, à la fois dans la compétence mais aussi, de manière intuitive, en autonomie.

L'évaluation de la maîtrise doit être pensée en terme de réussite aux exercices proposés. Une consigne claire est nécessaire. Elle correspondra clairement à un item d'évaluation. Exemples : consigne : dans les phrases suivantes, souligne chaque nom commun.(7 noms impliquent 7 réussites possibles!) Cela se traduira par l'évaluation de la compétence : je sais reconnaître un nom commun. Au maître, mais aussi à l'élève, d'apprécier comment sera formulé l'accès à la compétence. (ex : oui, presque, pas encore, non)

Pour ceux qui préfèrent une évaluation chiffrée, je conseille de procéder en terme de réussite et d'éliminer les barèmes qui faussent l'appréciation. 2 points pour un exercice, 3 points pour un autre ne se justifient que s'il y a 2 réussites possibles au premier et 3 au second. Mais cela ne dispense pas d'évaluer la (les) compétence(s) visée(s).

Si certains des lecteurs voulaient des exemples concrets, qu'ils me proposent ce qu'ils veulent évaluer et je donnerais des solutions. (le5apons@orange.fr)

Surtout, ne pas se surcharger de travail : la même phrase (ou le mêm petit texte) peut très bien servir de support à deux, voire trois consignes différentes, mais formulées indépendamment. Exemple : exercice 1 : Souligne les noms communs; exercice 2 : souligne les verbes; exercice 3 : souligne les adjectifs qualificatifs.

La phrase (ou le petit texte) est écrit trois fois. tout est souligné de la même couleur. Éviter surtout la consigne multiple qui regrouperait pour le même support trois compétences.

Ainsi se construit l'élève, non en suivant un programme qui laisse trop de monde sur le bord de la route. Le maître est le centre du système car sa classe est unique. le programme ne doit être considéré que comme un outil qui définit des compétences à maîtriser à l'issu d'un cycle. Selon le potentiel de chaque élève le maître devra adapter le niveau des compétences à atteindre. L'ancéphalogramme plat n'existant pas à l'école élémentaire, il y a toujours un but à fixer, mais cela doit se faire en coordination avec la famille et l'élève, en toute simplicité et en toute franchise.


10:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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