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09/11/2011

Histoire et géographie au cycle 3 : définir les compétences : notion et méthode.

 

L’histoire et la géographie au cycle III.

 



 

L’histoire.

 

Je suis un fervent partisan de la répartition des tâches entre les classes du cycle. Bien sûr, tout cela est théorique car beaucoup de classes sont des classes à plusieurs niveaux dans lesquelles tout mon beau montage ne vaut plus rien. Si tu as la chance d’exercer dans une école ou les classes sont clairement définies, voilà ce que je préconise.

 

Le CE2 explore toutes les grandes périodes de l’histoire à travers un trait de civilisation, un fait pou un personnage historique.

 

Préhistoire paléolithique ; nomadisme : chasseurs cueilleurs. Préhistoire néolithique : début de la sédentarisation : agriculture. Antiquité : naissance de l’écriture autour du bassin méditerranéen. La Gaule celte et romaine. Moyen-Âge : invasions ; royaumes francs ; le choc des civilisations chrétienne et musulmane; monde des seigneurs ; monde paysan ; monde des villes. Grandes découvertes et Renaissance : nouvelle vision du monde ; renouveau artistique et technique. Temps modernes : le pouvoir royal absolu. La révolution française : naissance de la démocratie. Le XIXème siècle : civilisation industrielle, nouvelles inventions. Le XXème siècle : deux guerres mondiales et 50 ans de paix en Europe.

 

Pas question ici d’entrer dans la précision historique. Laissons cela au CM. L’objectif serait plutôt de donner de grands repères et de mettre en évidence des modes de vie, quelques personnages ciblés liés à des faits précis, et d’aborder la frise historique et la chronologie de manière à déjà pouvoir situer les grandes périodes les unes par rapport aux autres.

 

Au CM, on partagera le temps en deux parties.

 

CM1 : Préhistoire : évolution de l’homme : berceau de l’humanité, peuplement du monde par les pré hominiens ; paléolithique : outillage en pierre taillé, chasseurs cueilleurs ; néolithique : outillage et objets plus fins, début de la sédentarisation, agriculteurs éleveurs. Antiquité : naissance de l’écriture : de grandes civilisations autour de la Méditerranée, La Gaule celte, La Gaule romaine. Moyen-âge : invasions germaniques ; les royaumes francs en Gaule (Clovis et Charlemagne) ; la naissance et l’expansion de l’islam ; le monde féodal : Rois et seigneurs, paysans et gens des villes ; rivalité franco-anglaise. Les grandes découvertes et la Renaissance : la découverte de nouveaux espaces et de techniques nouvelles, le renouveau artistique, la naissance de la langue française et de l’état civil, la contestation religieuse.

 

CM2 :les temps modernes : l’affermissement du pouvoir royal ; la monarchie absolue et le siècle de Louis XIV (Versailles, Molière, La Fontaine, La Bruyère) ; le commerce des esclaves ; les philosophes de XVIIIème siècle ; la révolution française : les droits de l’homme, la démocratie, les dérives totalitaires (Robespierre et la terreur, Bonaparte : le Consulat et l’Empire.) Le XIXème siècle : la civilisation industrielle : les grandes industries, les grands chantiers, les progrès techniques et les inventions, le monde ouvrier et ses luttes ; l’abolition de l’esclavage ; la Troisième République et ses grandes réformes : Jules Ferry : l’école laïque gratuite et obligatoire ; la colonisation. Le XXème siècle : La première guerre mondiale ; Les régimes fascistes (Hitler); la seconde guerre mondiale (Churchill, Roosevelt, De Gaulle); la décolonisation ; la guerre froide ; La Cinquième République : de De Gaulle à Sarkozi ; L’Europe des 6, 9, 12, 15, 25,27 pays.

 

Si tu enseignes dans un département ou territoire d’outremer tu ajouteras à cette progression des périodes, civilisations et évènements de ton secteur géographique ou relatifs aux origines des peuples. Civilisations pré colombiennes ou mélanésiennes, vente des noirs par des noirs d’Afrique, traite des noirs et esclavagisme par les Arabes ou les Européens, islamisation des îles de l’Océan Indien, commerce et produits exportés vers l’Europe, mouvements de révolte, Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage … Organise cela comme tu le sens, en replaçant la réalité locale dans le concert national et mondial de l’histoire.

 

Le problème, c’est que tu as en mémoire la façon d’enseigner l’histoire dans ton vécu proche, à savoir celle des profs que tu as eus au collège ou au lycée. Et là, tu as le modèle de ce qui ne faut surtout pas faire à l’école élémentaire. Un prof du secondaire n’a pas ta capacité de pédagogue (Du moins pour la plupart d’entre eux.) Le gars arrive, fait son cours et s’en va vers une autre classe, vers un autre cours. Les compétences à développer, les savoir-faire, la re-médiation, prendre son temps pour apprendre à apprendre, cela ne le concerne que très peu. Ne compte pour lui que la transmission d’un savoir. C’est le piège que tu dois éviter.

 

Les programmes sont très clairs dans ce domaine. A toi de t’y référer. L’enfant doit apprendre, grâce à toi, à observer un document et d’en tirer un savoir qu’il doit apprendre à formuler, puis à mémoriser. D’où la nécessité de bien réfléchir sur le savoir que tu vises. Un exemple :

 

Les grandes invasions du 5ème siècle en Gaule est un thème vaste que tu dois déjà bien cerner toi-même. Qui arrive ? D’où ? Par où ? Traversent-ils ? S’installent-ils ? Où ça? Voilà une première recherche à mener. Clovis et la suprématie franque peuvent être à la base du second thème d’exploitation.

 

Tu vas donc proposer des documents. (Tous les manuels en proposent d’où l’intérêt de ne pas de contenter d’un manuel unique et d’utiliser les vieux livres qui ne sont jamais vraiment obsolètes dans ce domaine. Il y en a plein les écoles.) Tu peux aussi proposer une recherche sur le thème à la BCDI ou BCP communale, sur Internet, ou sur des documents personnels que l’enfant pourrait posséder.

 

Toi, tu as ton canevas prêt. Tu guides la recherche dans le sens où tu veux qu’elle se dirige. L’enfant apprend, grâce à toi à chercher, à identifier le bon document, à éliminer celui qui ne servira pas, à trouver le passage, la photo, l’image, la représentation, qui aura une valeur historique.

 

Si ta séance est bien préparée, en 45 mn tu as fait sortir l’essentiel de ce que tu voulais qu’ils trouvent. Ils ont été placés en situation de chercheur : c’est l’apprentissage d’un savoir-faire. Ce savoir-faire ne sera pas maîtrisé par tous à la fin du cycle et il est difficilement évaluable. Mais tous auront régulièrement participé. Par contre, si tu juges qu'il faut plus de temps à tes élèves pour réaliser la recherche, tu restes maître d'œuvre. Tu ne dois pas te laisser brider par une chronologie fermée des activités. Sil faut donner du temps au temps, donne-le !

 

Une seconde séance devra être consacrée à la mise en forme des découvertes. C’est en fait une production d’écrits claire qui résume les savoirs essentiels extraits de la recherche. Cette séance peut d’ailleurs se tenir dans le moment de production d’écrits. Un temps particulier ou une troisième séquence met en place la frise historique restreinte à replacer sur la frise générale.

 

Tu vois, si tu veux tenir tes engagements de programmation au CM, il va falloir tailler sec dans tes choix de faits, de personnages ou de traits de civilisation car l’année sera trop courte. Toujours est-il que l’enfant devra maîtriser certains des items suivants : je sais:

 

Replacer sur la frise historique les grandes périodes de l’histoire ;

 

Faire coïncider un trait de civilisation et une période ; ou un personnage historique et une époque, ou un fait historique et une période ;

 

Associer un événement et une date précise ;

 

Placer sur la frise historique quelques évènements notables de l’histoire de France en respectant la chronologie ;

 

Rechercher un renseignement sur une carte légendée ;

 

Faire coïncider un document significatif et un événement ou un trait de civilisation ;

 

Associer un événement précis et un personnage.

 

Ces compétences doivent être connues des enfants, ce qui m’amène à parler un peu de l’activité d’apprendre à apprendre. Quand tu as couvert une période historique étudiée, un certain nombre de savoirs et de savoir-faire se sont mis en place. Tous les documents concernant la période ainsi que le résumé construit en classe se retrouvent dans la même pochette plastique.

 

Demander aux enfants de mémoriser à l’ancienne, (« Bon ! Prenez votre cahier de texte ! Pour lundi prochain : histoire : les grandes invasions : interro écrite ! ») sans guider leur apprentissage, c’est envoyer l’élève en difficulté, et même d’autres, au casse pipe en se drapant dans la toge du collègue qui a vécu. (« Ils n’apprennent pas leurs leçons  !! De mon temps… etc… »)

 

Dans les I.O. de 1995, il y avait un temps consacré aux études dirigées. Comme je ne savais pas trop quoi mettre derrière cette expression, j’avais passé le temps qui lui était alloué à apprendre à mes élèves à apprendre. Du résumé bâti en classe et des compétences à maîtriser présentées clairement, je dirigeais, j’orientais le fait d’apprendre.

 

Je n’avais pas hésité à impliquer les parents dans ce processus, en expliquant le pourquoi du comment dans une note interne. Cela a eu pour effet de sécuriser les élèves fragiles, qui même s’ils n’obtenaient pas de supers notes, produisaient des devoirs d’évaluation qui étaient tout sauf nuls ni médiocres. (Les programmes de 2002 ont supprimé ces études dirigées, va savoir pourquoi ?) Mais la piste est bonne à exploiter car ce temps là n’est perdu pour personne et je ne vois pas qui irait te le reprocher.

 

La géographie.

 

Essaie de sortir du schéma habituel qui étudie relief d’abord puis activités humaines ensuite. Ton grand dessein sera de lier tout cela, car l’homme et son environnement, tant géographique que climatique, ont de tout temps été en symbiose étroite. Il y a donc une dimension géopolitique, économique, liée à la géographie d’un lieu que le maître doit comprendre s’il veut organiser ses séquences en phase avec les nouveaux programmes. C’est l’étude de l’espace national qui est au centre de l’enseignement de la géographie au cycle III. Trois entrées possibles, disent les textes : le monde, l’Europe, la France.

 

Au CE2, il serait bon d’élargir le champ géographique de l’enfant qui arrive du cycle II en partant de l’espace communal vers l’espace départemental puis régional. La région d’origine mais aussi une autre, en contraste avec l’espace original. (Celle des correspondants ou celle de la classe transplantée par exemple.)

 

Comme il n’y a plus d’espaces naturels en France, (J’entends par-là des espaces où l’homme n’a pas mis sa marque.) mis à part la très haute montagne, (Et encore, que ne ramasse-t-on pas comme déchets sur es pentes du Mont Blanc !!) tu ne peux pas dissocier le relief de la marque humaine. Plaine implique souvent grandes cultures et élevage intensif, voies de communications larges et droites, fleuves et rivières navigables, urbanisme en développement, commerce important alors que montagne implique peu de cultures, élevage spécifique, voies de communications plus rares, étroites, biscornues ou avec de nombreux ouvrages d’art, urbanisation et industrialisation des vallées mais exode rural des pentes.

 

Quant au littoral, il dépend de l’arrière pays qui a façonné la côte et donc impliqué des activités humaines diverses : commerce maritime, pêche, conchyliculture, tourisme balnéaire. Mais l’espace régional est souvent un patchwork de paysages de la plaine à la moyenne montagne en passant par la vallée où même la gorge, et débouchant par le fleuve sur un littoral spécifique.

 

Les choix sont donc vastes et les programmes te laissent une autonomie certaine. Ils se contentent de préciser les compétences à faire acquérir en fin de cycle. Au CE2, le vocabulaire de base se met en place. Paysage de plaine, de collines, cultures ou forêts, relief de côte et plateau, ruisseau, rivière, torrent, fleuves, lacs naturels ou artificiels vallée de rivière, vallée de montagne, adret, ubac, côte rocheuse, côte sableuse, côte à falaise, axes routiers : autoroutes, routes nationales et départementales, chemin de fer du TGV à la ligne à voie unique désaffectée, bref tout ce qui fait la réalité de ce qu’on voit doit être appréhendé.

 

Bien sûr, tu ne mettras en place que le vocabulaire qui concerne les régions que tu étudieras. Autre compétence : situer l’école, le quartier sur le plan de ville, sur la carte IGN locale, le villagesur la carte départementale, puis régionale. Identifieret matérialiser sur la carte les points de repère tels que villes, routes, rivières ou fleuves.

 

Au CM1, l’espace national prend forme, s’appréhende dans la droite ligne de ce qui a été découvert au CE2. Zones à forte densité de population, zones semi désertiques, zones de cultures ou zones d’industries ou zones touristiques, le littoral et son économie, la montagne et son économie, bocage et élevage, la désertification des zones rurales, l’aménagement du territoire, le développement durable (Economie et environnement.) autant de thèmes potentiels d’étude dont la liste n’est pas exhaustive.

 

L’ouverture sur l’Europe par observation d’un espace régional à cheval sur deux pays (La Flandre, le Pays Basque, la Catalogne.) ou bien par la barrière naturelle qui fut à l’origine des frontières et des conflits historiques. (Alpes et Italie, Rhin et Allemagne, Pyrénées et Espagne.) Opposition des cadres et des modes de vie entre les peuples du Nord et ceux du sud de l’Europe, l’Union Européenne en évolution, pays, capitales, grands axes de liaison terrestres et fluviaux (Rôle du relief, axe Rhin-Rhône, axe du Danube.) problèmes posés par les barrières montagneuses du sud par opposition à la grande plaine du nord …Voilà autant d’autres thèmes d’étude dans lesquels il va falloir choisir pour atteindre les objectifs, à savoir : je sais :

 

Situer la France dans l’espace européen ;

 

Situer en France les principales régions géographiques : Bassin Parisien, Bassin Aquitain, Bretagne, Alpes, Pyrénées, Vosges, Massif Central, Jura ;

 

Situer en France les grands fleuves et rivières principaux : Seine, Loire, axe Saône Rhône, Garonne, Rhin ;

 

Situer en France les principales villes et capitales régionales : Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Lille, Montpellier, Nice, Dijon.

 

Situer les mers et océans qui bordent les côtes et savoir au moins situer une côte sableuse, (Ex : Landes)une côte à falaises (Ex : Normandie)une côte rocheuse, (Ex : Bretagne)une côte marécageuse(Ex : Charentes) ;

 

Situer les principaux axes de communication nord-sud (Nord Paris axe Saône -Rhône Méditerranée; Nord Paris Orléans Tours Bordeaux Espagne ; ou Nord Paris Orléans Limoges Toulouse Espagne ; )Paris ouest ; Paris est ; Bordeaux Méditerranée ; rail et route.

 

Connaître et situer les états voisins de la France et ceux de la Communauté Européenne, les langues parlées, les capitales ;

 

Connaître et situer les grandes zones de population, industrielles, et agricoles de l’Europe ;

 

Effectuer une recherche dans un atlas, manipuler toute sorte de documents qui peuvent répondre à une interrogation ;

 

Au CM2, c’est l’ouverture de la France sur le monde qui prédomine. L’espace s’élargit de plus en plus. Les départements, territoires et collectivités territoriales françaises d’outremer peuvent être un lien privilégié car elles appartiennent à des espaces océaniques qui bordent des continents. (Antilles et St Pierre et Miquelon Atlantique Amérique du nord ; Guyane (seule terre continentale)  Amérique du sud ; Réunion et Mayotte Océan Indien Afrique sous continent indien ; Polynésie Française et Nouvelle Calédonie Océan Pacifique Océanie Asie)

 

L’étude des grandes zones climatiques, liée à celle des grandes zones de végétation et celle des grandes zones de population permet de mettre en place une des compétences à viser : je sais mettre en relation des cartes pour mettre en évidence un phénomène.

 

Par ailleurs, il sera bon d’apprendre aux enfants à situer sur un planisphère mais aussi sur un globe, quelques grands pays qui comptent dans le concert des nations : Etats-Unis, Russie, Japon, Chine, Inde, mais aussi suivre de près l’actualité afin de situer les lieux de conflit, de catastrophe, d’événements sportifs etc.

 

Toute la partie sur la façon de travailler qui a été développé en histoire, est bien sûr aussi valable en géographie. Une évaluation de fin de cycle permettra de vérifier si l’enfant sait :

 

Lire une carte ;

 

Situer en France les grands espaces géographiques, les fleuves et rivières, les mers et océans et les principales villes ;

 

Situer les grands pays d’Europe et les villes importantes ;

 

Situer dans le monde continents et océans et associer un grand pays à un continent.

 

PS : Si ta classe se trouve dans une région accidentée, il y a une activité à base géographique qui peut être menée en technologie. C’est la reproduction du relief local en trois dimensions. Pour cela, tu as besoin de la carte IGN locale où les courbes de niveaux sont les plus lisibles. (Tu sais ce que c’est qu’une courbe de niveau ? Oui ! Ah bon ! J’ai eu un doute un instant !) Tu as besoin aussi de feuilles de carton fort (épaisseur 0,5 mm max.) de papier calque et de ciseaux.

 

Sur la carte, déterminer le rectangle à reproduire. Puis découper les feuilles de calque à la même dimension. Fixer le papier calque sur la carte à l’aide de trombones. Une fois tout en place, on décalque chaque courbe d’un même niveau. Procéder 5 par 5, c’est moins fastidieux. Quand C’est fait, la courbe d’altitude la plus basse est reproduite sur une plaque de carton, découpée au même format que la carte et le calque. On la reproduit tout simplement en passant le crayon à papier au dos du calque. Découper le carton selon la trace de la courbe, puis procéder de même avec la courbe immédiatement supérieure sur une seconde plaque de carton. Les plaques s’empilent en se collant les unes sur les autres. La dernière courbe tracée, on est arrivé au sommet. (Et vlan ! Je viens encore d’enfoncer une porte ouverte!) Il ne reste plus qu'à étaler une couche d’un enduit de rebouchage pour finaliser le relief. La peinture peut ensuite lui donner une finition codée comme la carte.

 

Mais tu peux utiliser la même technique sans travailler à partir d’une carte. L’observation d’une photo peut permettre de mettre au point sa représentation en 3D. Je pense particulièrement à un relief de falaise, de gorge, de côte avec bute témoin, de vallée glaciaire en U qui sont assez remarquables. Une année, mes élèves avaient créé par ce moyen tout un décor dans lequel évoluait un train électrique.

 


 

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