UA-68671480-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/09/2011

Nostalgie des programmes de 2002.

 

Observation réfléchie de la langue.

 

"Adieu! Mes bonnes vieilles séquences d'antan!!"

 

*Ce chapitre est maintenu malgré la parution des derniers programmes, et ce, à titre documentaire.

Problématique : comment faire encore de la grammaire, de la conjugaison, de l’orthographe ou du vocabulaire dans ce contexte horaire restreint ? (1h 30 à 2h par semaine.) 

 

Ce que disent les programmes de 2002. (Extraits.)

 

L’observation réfléchie de la langue française conduit les élèves à examiner des productions écrites comme des objets qu’on peut décrire, et dont on peut définir les caractéristiques.

Ils comparent des éléments linguistiques divers (textes, phrases, mots, sons, graphies…) pour en dégager de façon précise les ressemblances et les différences. À cet égard, l’observation réfléchie de la langue française doit être un moment de découverte visant à développer la curiosité des élèves et leur maîtrise du langage.

Ce n'est donc plus une série d’exercices répétitifs mettant en place des savoirs approximatifs et l’usage prématuré d’une terminologie inutilement complexe.

 

Les connaissances acquises dans les séquences consacrées à la grammaire sont essentiellement réinvesties dans les projets d’écriture. (Quel que soit l’enseignement concerné.) Ceux-ci peuvent servir de supports à de nouvelles observations des phénomènes lexicaux, morphosyntaxiques, syntaxiques ou orthographiques. La familiarisation acquise avec les structures de la langue permet aussi de résoudre certains problèmes de compréhension face à des textes plus complexes. Pour faciliter cette observation, quelques techniques d’exploration du langage doivent être régulièrement utilisées :

classer (des textes, des phrases, des mots, des graphies) en justifiant les classements réalisés par des indices précis.

manipuler des unités linguistiques (mots, phrases, textes), c’est-à-dire savoir effectuer certaines opérations de déplacement, remplacement, expansion, réduction, d’où apparaîtront des ressemblances et différences entre les objets étudiés.

 

 

Des précautions qui s'imposent.

 

Surtout ne pas prendre au pied de la lettre les formulations des derniers programmes qui utilisent des termes de professionnels non destinés aux élèves.

1°) La terminologie grammaticale ou lexicale complexe est laissée aux apprentissages du collège.

Des exemples :

En vocabulaire : utiliser "mot de sens proche" ou "de sens voisin" à la place de "synonyme."

Utilise "mot de sens contraire" à la place "d'antonyme".

En grammaire : utiliser le générique "déterminant" pour tous les déterminants. Ne plus utiliser "article" ou "adjectif".

 

Mais rien n'empêche de qualifier un déterminant : "déterminant possessif", par exemple.

En orthographe : abandonner les formulations compliquées ou trop lourdes. Au lieu de :

" a s'écrit sans accent quand on peut le remplacer par avait ou aura, car c'est le verbe avoir à la 3ème personne du singulier" proposer :

a ou à ? Je sais reconnaître le verbe avoir. (aura, avait.)

En conjugaison : abandonner l’étude temps après temps mais proposer plutôt l’approche globale d’un verbe en présentant sa conjugaison à tous les temps étudiés dans la classe.

Exemple : Le verbe dire (CM2) : il dit, il disait, il dira, il dit, il a dit, il avait dit, il aura dit, il dirait, qu’il dise, dis.

2°) La séquence "observation de la langue" est brève. Elle se concentre sur l'observation d'un phénomène de la langue.

3°) Elle prolonge un moment d'écriture dans lequel les enfants ont éprouvé des difficultés à entrer dans les contraintes du langage. Les connaissances ne sont vraiment acquises que lorsqu’elles se réinvestissent dans les projets d’écriture.

Les productions de tes élèves seront la mine intarissable des tes séquences d'ORL. Au relevé de leurs erreurs, tu programmeras harmonieusement tes séances de re-médiation ou d'apprentissage. Le but ultime, c'est que dans leurs productions écrites, les bases de la langue soient de plus en plus fermes donc réinvesties.

4°) Si tu estimes qu'une trace écrite est nécessaire, tu présenteras sa création dans un moment d'écriture, en cherchant à utiliser une formulation simple.

Exemple : choix entre é ou er à la fin d'une forme verbale.

é : au passé composé (Ou à la voix passive, ou autres temps composés hors programme.)

er : derrière : à, de, par, pour, sans.

Quand deux verbes se suivent : V1 conjugué + V2 infinitif (er).

5°) Les observations font l’objet d’un classement dans un cahier mémoire, mais aussi d’un affichage didactique. L’élève doit pouvoir entamer une procédure de recherche pour retrouver telle ou telle règle relative à la langue.

NB : l'activité de littérature, elle aussi peut induire des activités d'ORL. Aux cours d'ateliers prenant la langue comme support, tu pourras faire découvrir des aspects intéressants de la langue, étudier des régularités, entrer dans un lexique plus soutenu etc.

Pour conclure :

Sur les 2 heures consacrées quotidiennement à la maîtrise de la langue française, 30 minutes seront dévolues à l'observation réfléchie des outils de la langue. C'est grandement suffisant car tes préoccupations premières seront, à n'en pas douter, la lecture et la production d'écrits.

C'est une petite révolution qui doit se faire dans ta pratique. Comme tu appuies son projet de classe sur les programmes de 2002 et que tu sais justifier ses choix pédagogiques, personne ne viendra contester.

Adaptation aux programmes de 2008.

L’essentiel de la démarche proposée demeure. Seul le temps dévolu à ces disciplines sera un peu plus conséquent. Mais tu ne dois pas perdre de vue que ces activités viennent en aval des moments d’écriture et qu’elles sont nécessaires à l’amélioration de production d’écrits à venir.











 

20:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.