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07/09/2011

Le métier d'élève.

 

Comment placer l’enfant en situation d’apprendre son métier d’élève ?

(Et par-là même, te soulager de certaines tâches qui prennent du

temps et gâchent les plaisirs du métier.)



Le partage des tâches pédagogiques à l’intérieur du groupe classe : voilà la solution !

 

Des élèves impliqués dans un processus d’élaboration de programme, de correction, d’évaluation de leur propre réussite, de gestion d’outils limités mais efficaces, et toi, plus soucieux de diriger les apprentissages que de transmettre un savoir, qui adaptes sans cesse son action au niveau de classe, qui t’appuies sur les difficultés rencontrées par les élèves pour dépoussiérer ta pratique pédagogique, et voilà un groupe classe qui fonctionne avec des tâches bien précises qui vont soulager le travail des uns et des autres.

 

Soulager ton travail.

 

Quand on voit le surplus de travail (Et de charge!) que s’imposent certains collègues, tu dois être amené à réfléchir sur le choix des supports de l’écrit utilisés par les enfants. Multiplier les cahiers, c’est en multiplier le temps de gestion, c’est un jour ou l’autre, deux ou trois grands paniers à porter, (Bonjour le dos!!) c’est s’imposer des manipulations répétitives, donc lassantes, et, à terme, c’est une espèce de ras le bol qui s’insinue subrepticement et les corrections en pâtissent.

Alors, avant de distribuer tes cahiers en début d’année, demande-toi si c’est bien nécessaire. Corriger! Oui! Mais pourquoi? Dans quel but? Quelle sera la part des enfants dans tout cela? (Voir plus loin !)

Si tes décisions sont prises par rapport à ce que peuvent en penser la hiérarchie, les parents, les collègues, alors ce seront de mauvaises décisions. Si tes décisions sont prises parce qu’elles répondent à un projet de classe sagement mûri, alors ce seront de bonnes décisions, mêmes si on peut les soumettre à la critique.

 

Le groupe classe ne doit plus être composé de deux entités qui s'opposent mais qui se complètent. Ta démarche pédagogique doit avant tout être expliquée aux élèves pour être comprise d’eux : car c’est bien de cela dont il s’agit. Une démarche comprise et maîtrisée par l’élève, c’est 50 % du travail qui se déroule harmonieusement. Trois pistes sont intéressantes à explorer :

:

1°) Un plan de travail immuable mais souple dans le temps que l’enfant doit maîtriser pour savoir exactement où il en est.

 

2°) Les outils de travail de l’élève : le cahier d’entraînement, le cahier ou classeur de littérature et de production d’écrits, le cahier du jour pour une trace brève du travail quotidien, le recueil des documents relevant des domaines des sciences humaines et expérimentales (découverte du monde au cycle 2), le recueil des résumés didactiques français et maths, le recueil des évaluations, le recueil de relevé des compétences.

 

3°) Des contrats passés entre toi et les élèves pour une période donnée.

 

Bien sûr, le niveau de classe va moduler la maîtrise du matériel, mais, du CP au CM2, il y a toujours moyens d’adapter tout ceci, c’est jouable, je l’ai pratiqué.

.

 

Le plan de travail.

 

C’est la cheville ouvrière de la réussite de ton projet. Quel que soit le sujet abordé, l’enfant doit pouvoir se situer dans le temps dans les grandes lignes de la progression de la séquence. Nous ne sommes plus à l’époque du bon vieux Leterrier qui dictait ses règles et ses dates de progressions. Maintenant le maître dispose d’une classe et de programmes officiels : et ce sont les programmes qui doivent s’adapter à la classe prise dans son niveau de cycle. Pour une compétence à faire acquérir, tu dois développer différentes phases et l’enfant doit s’y reconnaître.

 

1°)Phase de présentation de la compétence à acquérir, à savoir : son titre, mais surtout ce que l’élève devra maîtriser à terme; pour cela, annonce clairement la couleur sous la forme d’un item clair et bien à la portée des enfants. (Ex : je sais disposer en colonnes une addition de nombres décimaux.)

 

2°)Phase de découverte(Ou de redécouverte) : durant laquelle des moyens proposés par les élèves (Quand ils les connaissent ou quand ils les devinent.) ou par toi, sont présentés pour maîtriser l’objectif. Attention, le temps-maître (C’est à dire le temps passé par toi à expliquer.) doit être le plus court possible et laisser plus de place au temps-élève pour que celui-ci manipule, tâtonne, découvre, bref, travaille.

 

3°)Phase d’entraînement : sur le cahier d’entraînement, l’élève met en oeuvre les moyens qu’il vient de découvrir pour tenter de maîtriser la compétence.

 

4°)Phase d’auto-évaluation : sur ce même cahier, l’élève évalue sa réussite après une correction dont il est le maître d’oeuvre, à savoir : si c’est exact, il ne touche à rien, si c’est inexact, il raie. Il a appris cette technique simple en début d’année. Il écrit ensuite en marge sa réussite.

Tu profites de l’instant pour te faire sa petite idée sur l’avancement de la maîtrise de l’item. Un rapide tour de classe va te permettre de “prendre la température” et de déjà prévoir les éventuelles remédiations à mettre en place et leurs destinataires.

 

5°)Phase de remédiation médianeou continuité de la phase d’entraînement : toi qui mènes la barque, tu peux être amené à proposer d’autres moyens pour réussir mieux. Ou bien, les moyens initiaux ayant été mal perçus par les enfants, il s’agit pour toi de remettre les pendules à l’heure en essayant de comprendre ce qui ne va pas, et de proposer des remèdes pour que cela aille mieux.

 

6°)Phase d’imprégnation finale : l’enfant reçoit un document de synthèse qui résume l’essentiel pour une meilleure réussite. Ce document, élaboré collectivement ou par le maître, annonce la prochaine tenue d’une évaluation officielle sur le sujet. Tu as assez d’expérience (Même si tu débutes dans le métier.) pour cibler l’instant précis où, sauf accident, une très grande partie de ses élèves obtiendra un pourcentage de réussite maximum.

 

7°) Phase d’évaluation : sur feuille (Facilité du transport et de la manipulation); la compétence ou le savoir faire visés sont clairement énoncés en tête d’exercice avant la consigne. Celle-ci doit être claire de manière à faciliter le travail de l’élève mais aussi ta correction.

Tu évalueras en fonction de la réussite observée, sans te prendre la tête avec un barème ni te confiner dans des normes habituelles. (La note, si note il y a, peut être sur 12, 34, 18 etc.) Tu réponds à l’item présent en tête de contrôle ou d’exercice (Si tu contrôles plusieurs compétences) dans le même devoir : c’est là le plus important.

 

8°)Dernière phase : dans son relevé individuel, l’élève renseigne les compétences évaluées. Cette phase, tu peux la diriger si, pour telle ou telle raison, l’item n’est pas précisé en tête de contrôle. L’élève range ensuite sa feuille corrigée dans son classeur recueil dont il est responsable vis à vis de ses parents, c’est à dire qu’il choisit lui même de le présenter régulièrement à la maison, ainsi que le relevé des compétences. Ce relevé par l’élève devra être considéré aussi comme la base d’une éventuelle re-médiation pour un groupe de besoin.

 

Tu te rends bien compte, à me lire, que l'acquisition d'une compétence ne s'acquiert qu'avec le temps et que la durée d'acquisition, tu ne la maîtrises pas. Je tords là le coup à la fiche de préparation à la séquence qui n'a plus lieu d'être dans cette acception. Elle aussi devra évoluer.

 

Il est évident, qu’à ce niveau, tu as placé des garde-fous pour impliquer les parents dans le suivi des progrès de l’élève. (Ou de ses échecs.) Ces derniers se sont vu expliquer la démarche pédagogique en début d’année, lors d’une réunion plénière, et doivent, à leur niveau, s’impliquer dans le processus.

 

Un affichage simple te permettra de situer le travail pour que l’enfant sache bien où il en est. Cet affichage se situe au dessus du tableau, par exemple, ou dans un endroit bien en vue. J’utilisais les affiches suivantes : je découvre, je m’entraîne et je m’évalue, le maître évalue ma compétence, si besoin, je retravaille la compétence. Les enfants s’approprient très vite la méthode et s’y glissent sans souci.

 

Un des chapitres à suivre te montrera comment l’élaboration de la fiche de préparation va se trouver toute transformée, et couvrir, à elle seule l’étendue des séquences. Une seule fiche pour une compétence dont l’acquisition va s’étaler dans le temps ? Travailler mieux ne veut pas dire travailler plus! Bien vite, tu te rendras compte que la part de la réflexion pédagogique devient prépondérante dans ton travail et que cela envoie au rebut bien des tâches que tu jugeras bientôt obsolètes.

 

 

 

Les outils de l’élève.

 

1°) Le cahier d’entraînement.

 

C’est le cahier de base, utilisé par l’enfant. A ce titre, certaines compétences doivent être mises en place sur ce cahier : lisibilité et régularité de l’écriture, soin et clarté des travaux, présentation effectuée avec goût mais laissée au choix de l’enfant, (Dès l’entrée au cycle III) souci de refaire un travail si celui-ci n'entre pas dans les critères énoncés. (Items détaillés dans les compétences transversales et évalués surtout grâce à ce cahier.) Par un déplacement permanent dans ta classe, tu veilles à la bonne tenue du support, dans le cadre des attentes. Définis-le comme un cahier d’essais ou de brouillon, tenu avec le soin d’un “cahier du jour”, sur lequel tu n’interviendras que ponctuellement.

Mais ce qui compte le plus, c’est l’aptitude de l’élève à auto-évaluer ses travaux d’entraînement. Pour chaque exercice sur ce cahier spécifique, l’enfant s’auto-évalue. Encore faut-il lui donner les outils pour. Ce qui va surtout être primordial, c’est l’aptitude qu’il va développer pour évaluer sa réussite : pour cela, une action est mise en place dès le début de l’année et elle évoluera peu au fil des jours. L’élève raie les erreurs, sans les corriger. Il évalue ensuite en marge sa réussite : (R : 6/8 par exemple.)

Sans corriger, ai-je dit, car en cas d’échec, il faut que tu proposes d’autres moyens de réussite ou expliques à nouveau les moyens mis en place pour que l’enfant puisse, dans un entraînement ultérieur, améliorer la compétence visée. Je ne crois pas aux vertus de la correction au sacro-saint stylo vert, surtout pour celui qui n’a rien compris. Mais tu as le droit de ne pas être d’accord avec moi.

C’est au travers des réussites enregistrées sur ce cahier que tu décideras, ou non, de passer à la phase d’évaluation finale.

Le fait que tu demandes aux élèves le nombre de réussites observées sur tel ou tel exercice, et ce à chaud, à son importance, tu le conçois bien. Cela te permet de repérer avec certitude les élèves en échec, et d’essayer de comprendre immédiatement pourquoi. C’est aussi une façon de te remettre en question. Sois honnête : un exercice proposé qui ne recueille que 30% de réussite n’est pas une faillite des élèves, c’est toi qui t’es fourvoyé ou l’exercice qui vient tout simplement trop tôt.

L’enfant doit entrer dans le jeu. Le fait de ne pas avoir de réussite sur un exercice d’entraînement ne porte pas à conséquence : il y aura d’autres exercices et tu auras veillé à donner d’autres moyens pour réussir. Il sait qu’à terme, ce type d’exercice lui sera plus tard re-proposé dans le contexte de l’évaluation magistrale qui est le but de l’entraînement.

Par conséquent, les évaluations ainsi proposées, ont des taux de réussite grandement supérieurs aux évaluations classiques, ce qui m’avait incité à créer une “moyenne de confort” c’est à dire 2/3 des acquis possibles. Car les notes ne sont là que pour évaluer la réussite : 1 bonne réponse : 1 point.

La lecture par l’élève d’un devoir corrigé doit déboucher sur le renseignement du relevé des compétences. Très tôt dans sa scolarité, l’enfant doit être amené progressivement à remplir lui-même les cases d’un tableau. C’est au cours de séances que tu planifies que ce remplissage se fait. Au début, ça prend un peu de temps sauf si on ne veut évaluer que les compétences dites de bases. (Cf. : l’évaluation des CE2, des 6ème, d’autres depuis …) Et puis à toi d’étaler tes contrôles.

 

 

2°) Le cahier du jour.

 

Conserve-le dans sa plus simple expression. C'est un cahier qui recueillera tous les exercicescourts que tu veux toi-même évaluer. Exemples de ce qu'on peut y trouver quotidiennement :

Une copie courte (2 lignes même au CM2); une réponse rédigée à une question de lecture; la résolution d'un problème simple; un exercice court sur une application réfléchie d'une règle de langage; un extrait ciblé d'une production d'écrits; une ou deux opérations de niveau; etc. Toi seul le corrige. Les enfants n'ont pas à y intervenir après coup, sauf si tu le décides ponctuellement.

Comme tu cherches à te faire une idée précise de la maîtrise d'une compétence, il est préférable de corriger "sur le vif", c'est-à-dire en classe même, juste après la réalisation de l'exercice. Et si tu n'as pas eu le temps de tout voir avant la fin de la journée de classe, il ne te restera que peu de cahiers à voir. J'insiste encore : exercices courts.

 

3°) Le relevé des compétences.

 

C’est toi qui l’a élaboré, qui a listé par champs disciplinaires les compétences que tu comptes faire acquérir aux enfants pendant la période de référence. Les items ont été rédigés pour être compréhensibles par tous, surtout par les enfants. Tu trouveras des exemples dans les différentes annexes des fascicules d'accompagnement.

L’enfant, qui est titulaire de ce relevé, doit toujours l’avoir dans ses affaires. Dès qu’un contrôle est effectué, que tu l’as corrigé et rendu à l’élève, celui-ci, sous ta direction, renseigne l’item ou les items visés par l’évaluation selon le code en vigueur et immuable. J’utilisais : oui, presque, pas encore, non. Mais tout est imaginable.

Il peut être aussi amené à remplir lui même un item de compétences transversales, en s’auto-évaluant ; exemple : “je sais prendre la parole dans l’ordre et dans le calme”. Sa réponse peut faire l’objet d’un micro-débat avec toi ou avec ses camarades car, à l’usage, la tendance est souvent à la sous-estimation. L’enfant doit être amené peu à peu à avoir un regard objectif sur lui même.

Ce relevé est, bien sûr, un lien privilégié entre toi et la famille. L’enfant doit être convié à le présenter, de lui même, chez lui, régulièrement. Les parents, bien sûr, connaissent l’existence de cet outil et peuvent eux-mêmes faire la démarche, en cas de défaillance passagère ou volontaire de l’enfant, de le demander à l’enfant ou de venir le consulter en classe.

Par ailleurs, en fin de cycle, c’est l’outil le plus précieux pour évaluer la capacité de l’enfant à poursuivre sa scolarité dans le cycle suivant en signalant très précisément, par exemple, les compétences peu acquises qui nécessiteront un soutien.

 

4°) Le relevé des résumés didactiques.

 

Ces résumés, qui sont distribués aux élèves en phase de pré-évaluation finale de la séquence, ont été rédigés par une action commune de façon à apporter à l’élève tout ce qu’il doit retenir pour dominer la (les) compétence(s) abordée(s) pendant la (les) séquence(s). Mes élèves les classaient par matières distinctes dans deux cahiers de feuillets plastiques, un pour les maths, un autre pour la langue française.

Il s’agit de références qui seront utiles à l’élève, mais aussi aux parents pour être en phase avec toi, lors d’une éventuelle révision à la maison. L’élève a donc ces outils toujours avec lui.

 

5°) Le recueil des devoirs d’évaluation.

 

C’est tout simplement un classeur (0u un chemise cartonnée ou plastique pour les plus jeunes.) dans lequel l’enfant aura rangé par famille (Au cycle III.) les différents devoirs d’évaluation qu’il a produits. Ce classeur, l’élève l’a toujours à sa portée en classe, et peut, à sa convenance, ou à ta demande, ou à celle de ses parents, l’emporter à la maison pour que ceux-ci puissent faire le lien entre les contrôles proposés et les compétences évaluées. (Ils étaient disposés sur un rayonnage spécifique dans mes dernières classes.)

 

6°) Le cahier ou le classeur réservé aux activités de litérature et de production d’écrits.

 

Selon le cycle, tu dois faire le choix du support le plus facile à manipluler à la fois pour toi et pour l’élève. (Cahier ou chemise cartonnée, au cycle II grand cahier ou classeur au cycle III). Tu auras un transport à gérer, ne l’oublie pas. L’enfant lui doit s’habituer à gérer toute forme d’espace papier. Mais bien sûr, avec l’informatique, tu as de nouvelles possibilités de stokage. (Un coup de scanner et hop ! archivé !)

Dans ce cahier, les enfants recueilleront tous les exercices et recherches que tu proposeras dans ces deux domaines.

 

7°) Le recueil des documents de travail dans le domaine de la découverte (cycle II) d’histoire, géographie, sciences et instruction civique. (Cycle III)

 

Même remarque que ci-dessus. Que tu choisisses le classeur où la chemise, mets à la disposition de l’élève des pochettes plastiques qui regrouperont tous les documents de travail relatifs à une étude. Des avantages à cela : un transport facilité en cas de révision à la maison en prévision d’une évaluation, mais aussi la protection des feuilles. Au cycle III, le classeur sera partagé en rubriques pour faciliter le recherche rapide.

 

 

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Ce pacte permet de placer l’enfant au coeur de la progression pédagogique. C’est une compétence générale qui est visée et tu mets en place un cadre strict, une période, une démarche pour parvenir à tes fins, démarche dans laquelle l’élève doit s’impliquer personnellement. Si tu rapproches cette activité du plan de travail, tu peux prendre toute la dimension de l’objectif de l’élève dans le processus : il apprend puis pratique son métier d’élève. Le contrat est-il rempli ? C’est à toi d’organiser la petite séance qui le dira. Les élèves, peu à peu, seront amenés à proposer de nouvelles pistes de travail.

Bien sûr, tu apporteras les nouveautés (Il faut bien que tu travailles un peu!) car tu t’es réservé la mise en place des progressions, que tu tiens à la disposition de tous ses élèves.

Cela te paraît assez utopique ? Crois-moi, dès le CE1, avec l’aide des meilleurs élèves, tout ce processus se met en place progressivement. Peu à peu, tu deviens le chef de l'orchestre classe, chaque élève jouant sa partition sous ta direction éclairée.

Dans ce type de relations et d’approche du travail, ton cahier journal devient du même coup obsolète dans son acception habituelle. (A savoir, indiquer ce que tu prévois de faire au jour le jour.) Une programmation à la semaine, avec participation progressive des enfants à la conception, me semble une démarche coopérative qui peut convaincre. Tu l’adaptes donc, en y inscrivant les réflexions issues de ton auto-inspection. Cela fonctionne comme un journal intime à caractère pédagogique, mais sans concession. Prends note dans ce cahier, quand c’est nécessaire, des développements abordés, des difficultés rencontrées, des réussites, des échecs, mais après coup.

Par contre, il est bon qu’une trace des activités effectivement pratiquées en classe existe. Il y a dans le commerce des cahiers journaux très bien faits. Et comme tu as impliqué tes élèves à la vie de la classe, ce sera une de leur tâche, de tenir à jour ce cahier avec ton aide, à tour de rôle.

 

En conclusion.

 

La mise en place de tous ces outils, tant pour toi que pour l’élève, est la somme de multiples réflexions que tu meneras soit en solo, soit en partenariat avec des collègues, ou grâce à des échanges informels avec d’autres acteurs. Les IEN et les conseillers pédagogiques sont de plus en plus demandeurs de démarches qui impliquent les élèves. Mais comme ils sont tenus trop loin du terrain par d’autres tâches, ils suivent les expériences inovantes. Plusieurs phrases clés doivent diriger tes réflexions :

 

Une classe qui travaille, c’est une classe où les élèves travaillent.”

 

L’élève doit être mis en situation d’apprendre son métier d’élève."



Alors, tu accroches?







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