UA-68671480-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/02/2015

Des modèles pour évaluer la lecture.

Si tu as exploré les pages consacrées à l'apprentissage de la lecture, je te propose de découvrir des évaluations que j'ai exhumées de mes archives de classe.

La première est une évaluation diagnostique permettant de te faire une idée précise des compétences maîtrisées par tes élèves. Elles est de niveau cycle 3 sans autre précision, les classes étant par nature différentes les unes des autres. Tu peux donc l'utiliser du CE2 au CM2.

 évaluation diagnostique cycle 3 : lecture..odt

 

 La seconde est réservée au CM2, c'est à dire à l'évaluation en fin de cycle 3. Elle permet d'évaluer différentes facettes de la maîtrise de la lecture : mémorisation des éléments importants après lecture silencieuse, sans recours au texte, questions de compréhension de niveau 1 (qui, où, quand, comment ...) avec recours au texte, questions de niveau 2 d'analyse et de déduction à partir du texte.

Il est possible que tu aies des élèves dont tu penses qu'ils ne seront pas capables de maîtriser le niveau 2. Deux solutions pour toi : soit tu ne leur proposes pas l'évaluation, soit ils choisissent d'essayer pour se tester.

évaluation de trois niveaux de lecture, fin de cycle 3.odt

 
 

 l

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

31/08/2012

Rentrée =diagnostic.

De retour sur la toile après un long silence. Mais les lecteurs de mes commentaires vont reprendre le collier et s'atteler à la tâche. alors, petite comtribution de ma part.

Je sais que toi, le professeur des écoles de base, tu réfléchis déjà à ta future rentée. Soit tu connais déjà la classe que tu vas conduire, soit tu tires encore des plans sur la comète. Alors, comme à l'église, une petite parabole!

Suppose que tu as 62 ans, et que tu es malade. Tu te rends chez le médecin. Celui-ci te demande ton âge, et, en fonction de cet âge et non de ta maladie, te prescrit un traitement. Héberlué, tu fuis en courant en criant "au fou".

Garde-toi bien de ne pas agir de même avec tes futurs élèves. Le niveau de classe (CP, CE1, CE2, CM1, CM2) n'est qu'une appellation administrative qui a ses limites. ce n'est pas parce qu'il y a écrit CE2 ou CM2 sur ta porte de classe que tes élèves entrent dans le moule décrit par les manuels du dit niveau.

Et même si tu gardes le même niveau que l'an dernier, ta classe n'aura pas du tout le même profil : élèves différents, profil différent. le seul cas dans lequel tu peux te sentir le plus à l'aise est ce cas de figure où tu accompagnes le même groupe d'élèves au niveau supérieur : tu connais les compétences atteintes par chacun d'eux en juin. Il te reste simplement à évaluer "l'évaporation estivale".

Mais pour tous les autres cas, sois serein! Attend de voir. Prend déjà ton groupe en main, observe et agis! Ton action porte un nom : évaluation diagnostique. Non pas en fonction du niveau de classe théorique mais en fonction des compétences que tu penses essentielles. Procède pas à pas : lecture et sa compréhension, niveau de production écrite, maîtrise de la numération et des techniques opératoires etc...

Les évaluations que tu vas produire sont là pour te donner le degré des compétences maîtrisées par tel ou tel. Prends ton temps, il te faut des indications fiables, bases de départ de ta progression pédagogique. Cela va te permettre de mettre en place les grandes lignes de ton travail sous la forme d'un projet de période adapté à chacun. Quand on connais le point 0, il est facile d'étalonner 1, 2, 3 etc...

Je vois déjà tes cheveux qui se hérissent sur ta tête. Programme individualisé? Pas possible, trop d'élèves!! Pas formé pour!! etc ... Reste serein! Déjà, dans tout groupe classe, tu rencontres en gros trois types d'élèves : ceux qu'on a pas besoin de soutenir, ceux qui, avec un petit encouragement s'en sortent honnêtement et ceux que l'on doit soutenir car les compétences basiques sont mal ou non acquises. Autant de compétences différentes à affermir, à faire découvrir.

Deux démarches doivent te guider : l'indispensable capacité de l'élève à travailler en autonomie et l'adaptation des compétences à faire acquérir à chaque groupe. L'autonomie bien maîtrisée permet au maître de travailler avec un seul groupe sur 3. (Les deux autres s'autogèrant sur un travail différent).

Il est clair dans mon esprit que la maîtrise de la lecture doit être ton cheval de bataille. (voir les chapitres correspondant sur ce blog.) je te rappelle qu'avec un même support, tu peux travailler avec tous tes groupes. Seules les compétences visées varient. (C'est aussi valable en maths!)

Ainsi, non seulement tu lutteras contre l'idée reçue "d'enfant en échec scolaire" mais surtout contre celle plus sournoise et non dite :" le maître en échec pédagogique". Car bien souvent l'échec scolaire vient de là.

Bonne rentrée à toi.

13:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

03/02/2012

Un peu de politique.

J'entends encore trop souvent des enseignants de l'école élémentaire, au cours d'entretiens avec des  journalistes, exprimer le fait qu'ils ont un programme à suivre. Suivre ce programme est, pour eux, la justification qu'il n'y a pas assez de moyens pour venir en aide aux élèves en difficultés. Soit je suis mon programme, soit je viens en aide aux élèves en difficultés, ou bien donnez-moi les moyens de suivre mon programme et de soutenir les élèves. C'est la quadrature du cercle.

Faut-il donc abolir les programmes?

Ou alors faut-il laisser sur le côté les élèves en difficulté?

La seconde hypothèse n'est même pas envisegeable, puisqu'elle est une obligation de service!

Quant à la première, l'abolir serait suicidaire pour tout système d'éducation.


Alors? Plutôt que programme, il faut penser compétences. Qu'elles soient notionnelles ou méthodologiques (savoir et savoir faire) leurs maîtrises sont les buts à atteindre.

Là où un programme dit :  grammaire : étude du complément d'objet, la pédagogie de la compétence dit : savoir reconnaître un complément d'objet et selon le niveau de la classe, ce complément sera un nom ou un pronom à l'école élémentaire.

L'enfant doit aussi savoir à quel instant de son apprentissage il se trouve : phase de découverte (ou de redécouverte), phase d'entrainement à la maîtrise, phase d'évaluation, phase de remédiation si nécessaire. C'est à ce prix qu'un élève progresse, à la fois dans la compétence mais aussi, de manière intuitive, en autonomie.

L'évaluation de la maîtrise doit être pensée en terme de réussite aux exercices proposés. Une consigne claire est nécessaire. Elle correspondra clairement à un item d'évaluation. Exemples : consigne : dans les phrases suivantes, souligne chaque nom commun.(7 noms impliquent 7 réussites possibles!) Cela se traduira par l'évaluation de la compétence : je sais reconnaître un nom commun. Au maître, mais aussi à l'élève, d'apprécier comment sera formulé l'accès à la compétence. (ex : oui, presque, pas encore, non)

Pour ceux qui préfèrent une évaluation chiffrée, je conseille de procéder en terme de réussite et d'éliminer les barèmes qui faussent l'appréciation. 2 points pour un exercice, 3 points pour un autre ne se justifient que s'il y a 2 réussites possibles au premier et 3 au second. Mais cela ne dispense pas d'évaluer la (les) compétence(s) visée(s).

Si certains des lecteurs voulaient des exemples concrets, qu'ils me proposent ce qu'ils veulent évaluer et je donnerais des solutions. (le5apons@orange.fr)

Surtout, ne pas se surcharger de travail : la même phrase (ou le mêm petit texte) peut très bien servir de support à deux, voire trois consignes différentes, mais formulées indépendamment. Exemple : exercice 1 : Souligne les noms communs; exercice 2 : souligne les verbes; exercice 3 : souligne les adjectifs qualificatifs.

La phrase (ou le petit texte) est écrit trois fois. tout est souligné de la même couleur. Éviter surtout la consigne multiple qui regrouperait pour le même support trois compétences.

Ainsi se construit l'élève, non en suivant un programme qui laisse trop de monde sur le bord de la route. Le maître est le centre du système car sa classe est unique. le programme ne doit être considéré que comme un outil qui définit des compétences à maîtriser à l'issu d'un cycle. Selon le potentiel de chaque élève le maître devra adapter le niveau des compétences à atteindre. L'ancéphalogramme plat n'existant pas à l'école élémentaire, il y a toujours un but à fixer, mais cela doit se faire en coordination avec la famille et l'élève, en toute simplicité et en toute franchise.


10:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)